Née du jumelage existant depuis 2001 entre le collège Voltaire de Genève et le lycée Biya de Bamako, l’association œuvre aujourd’hui dans les domaines de l’éducation, du développement économique et de la santé. Forte de plus de vingt ans d’engagement, elle continue de tisser des liens durables entre la Suisse et le Mali, en privilégiant une approche participative et respectueuse des besoins locaux. En 2005, l’association fête ses 20 ans.
En automne 2000, la direction du collège Voltaire a reçu un courrier provenant du lycée Biya de Bamako et de son promoteur Alassane Maïga. Sa demande, jumeler le lycée Biya avec un collège francophone afin de développer un échange pédagogique entre enseignants. En tant que doyen en charge du secteur élèves mais aussi en tant que passionné de l’Afrique, Johan Roelant saisit cette occasion unique de découvrir l’Afrique de l’Ouest et en l’occurrence le Mali.
À Pâques 2001, une délégation du collège Voltaire se rend au Mali afin de constater concrètement ce que nous pourrions prévoir comme activités de jumelage. C’est le coup de foudre et le début de l’aventure malienne.
S’en suivirent trois échanges entre élèves et enseignants entre 2002 et 2007 qui ont laissé une empreinte profonde chez tous les participants, unissant des jeunes de cultures différentes autour d’une expérience humaine inoubliable. Les découvertes culturelles ont été nombreuses et variées : les élèves genevois ont exploré les marchés animés de Djenné, goûté à la bière de mil, ou encore dormi sous les étoiles sur les toits de Bamako. De leur côté, les Maliens ont visité le glacier des Diablerets, le Musée Olympique ou encore le siège de l’ONU à Genève. Ces rencontres ont permis de dépasser les frontières géographiques et culturelles pour créer des liens durables, fondés sur l’amitié et la fraternité.
À la suite de ces premiers échanges, il est décidé en juin 2005 de constituer une association humanitaire afin d’étendre nos activités au-delà du jumelage avec le lycée Biya. Tout d’abord principalement axée sur l’éducation, l’association s’est développée au fil des ans et au gré des besoins de la population malienne ainsi que de nos relais locaux.
Dès 2007, nous mettons en place un programme de développement économique adapté aux besoins des communautés locales afin de faire face au déficit d’investissements publics et aux capacités entrepreneuriales locales limitées. En finançant la construction de magasins de stockage, permettant aux agricultrices et agriculteurs locaux de développer leurs activités maraîchères, ainsi que des ateliers de teinturerie et de savonnerie, nous aidons à créer des opportunités d’emploi et de revenus, particulièrement pour les femmes de la région.
En réponse aux défis considérables auxquels est confronté le système de santé local et suite aux sollicitations de nos partenaires sur le terrain, notre association s’est engagée dès 2008 à renforcer les infrastructures médicales à Tombouctou et dans sa région. Notre intervention a permis la construction de centres de santé communautaires à Bérégoungou, Tombouctou, Hondoubomo, Tinjabane et Hewa, améliorant significativement l’accès aux soins de proximité. Parallèlement, nous avons organisé des journées socio-sanitaires qui ont apporté une expertise médicale spécialisée dans cette région vulnérable. Ces missions ont permis la réalisation de campagnes chirurgicales, ainsi que des consultations dans diverses spécialités et des activités de prévention.
Face au manque de moyens nécessaires à la formation professionnelle dans la région, et dans l’objectif de limiter l’exode rural tout en pérennisant les populations locales, notre association a lancé la construction d’une école professionnelle à Siribala. Ce projet de grande ampleur, situé dans la région de Ségou, a démarré en décembre 2014 pour répondre aux besoins cruciaux de formation des jeunes de cette zone rurale. Elle accueille sa première volée en 2016 et continue de s’agrandir grâce au soutient de l’association.
Depuis plus de 20 ans, nous nous engageons dans trois domaines : santé, éducation, développement. Chaque franc finance directement des projets concrets en santé, éducation et développement.